Vos derniers films vus

A l'affiche, en DVD, à la télé ou en K7...Vos avis et critiques

Re: Vos derniers films vus

Messagede cloneweb le Ven 1 Juin 2018 12:57

D'accord avec les deux messages du dessus. A part quelques réactions de personnages pas très bien pensées (et encore, on ferait quoi nous à leur place hein ?), c'était hyper bien.
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Re: Vos derniers films vus

Messagede Xidius le Dim 3 Juin 2018 22:08

Solo : A Star Wars Story (2018) de Ron Howard
Après un récit qui vient t'expliquer une phrase pendant 2h et deux remakes plus ou moins déguisés, voilà donc le film retourné aux trois quarts ni vu ni connu. Forcément, il y avait de quoi flipper, et pourtant.

Durant une heure et demie, j'ai retrouvé Star Wars.
Alors pas la grande saga mythologique et ses figures mystiques, mais ce sens de l'aventure pulp et old school qui remixe des genres chéris du cinoche ricain à la sauce Space Opera. Vla l'histoire du loubard démerdard qui est passé par la guerre, a un amour de jeunesse dont il ne s'est jamais décrotté et qui embarque dans des braquages de train et autres mines cosmiques.

Et merde, ça marche !
J'ai eu le sentiment ENFIN de visiter à nouveau l'univers SW plutôt que d'être cantonné à des lieux connus ou soit disant inédits, et le métrage dégueule de petits détails ultra cools, à l'image de la propagande pour rejoindre l'Empire, l'excellent droïde L3 dont les désirs d'émancipation m'ont fait marrer à chaque réplique ou les pirates de l'espace qui se tirent la bourre en plein braquage.
J'ai enfin vu des planètes sur laquelle on avait jamais foutus les pieds, plein d'extra terrestres zinzins en pagaille et des scènes comme j'en avais jamais vu dans la saga ciné. Et merde, le fameux braquage du train au début, la partie de cartes avec Lando, l'attaque de la mine, ou ce putain de Kessel Run avec son stromon tout droit sorti d'un comic book, et bah merde, c'était généreux et fun.

Certes, le récit n'a aucune espèce d'importance dans le canon mais c'est aussi ce qui en fait la fraîcheur.
Plutôt que de courir inutilement derrière une saga dont ils ne recréeront jamais les chocs et la puissance scénaristique passés, je préfère voir un film qui profite de cet immense bac à sable pour offrir un récit d'aventure sans prétention, qui ne cherche qu'à divertir 2 h durant en étant le plus trépidant possible. D'autant que les personnages m'ont paru attachants, y compris Emilia Clarke, ce qui tient presque de l'inédit.

Évidemment, il fallait bien que l'ogre Disney vienne flinguer tout ça avec des désiratas de franchise dans la franchise (!), et la dernière demi-heure de film s'écroule sous le poids de sa marque, à trop vouloir préparer le terrain pour d'éventuelles suites ou raccrocher les wagons avec la saga. La partie sur les falaises de sable avec les 40 retournements de situation sur qui trahit qui plombe violemment le rythme, de la même manière qu'un Pirates des Caraïbes 2 se cassait la gueule à trop enchaîner les coups de traître. Sans parler du caméo tout pété et de la rébellion, ça n'a rien à foutre là.
D'ailleurs, le film aurait sûrement gagné à être plus indépendant parce qu'en soit, je ne pensais pas vraiment au fait que le perso allait devenir Harrison Ford par la suite, et ça aurait été plus facile de s'identifier pour pas mal de gens je pense sans ça.

M'enfin, si on oublie cette dernière demi heure calamiteuse, c'est la première fois que je m'amuse devant un Star Wars made in Disney, ce qui tient du miracle. Et bon dieu, tout le monde se touche sur Williams qui recrache la même musique depuis 2 films mais par contre, j'ai pas lu une seule fois un mot sur le score de John Powell, qui m'a semblé complètement ON FIRE !!!
Dernière édition par Xidius le Lun 4 Juin 2018 12:26, édité 1 fois.
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Re: Vos derniers films vus

Messagede Hellboy le Lun 4 Juin 2018 11:11

Xidius a écrit:J'ai eu le sentiment ENFIN de visiter à nouveau l'univers SW plutôt que d'être cantonné à des lieux connus ou soit disant inédits, et le métrage dégueule de petits détails ultra cools, à l'image de la propagande pour rejoindre l'Empire, l'excellent droïde L3 dont les désirs d'émancipation m'ont fait marrer à chaque réplique ou les pirates de l'espace qui se tirent la bourre en plein braquage.
J'ai enfin vu des planètes sur laquelle on avait jamais foutus les pieds, plein d'extra terrestres zinzins en pagaille et des scènes comme j'en avais jamais vu dans la saga ciné. Et merde, le fameux braquage du train au début, la partie de cartes avec Lando, l'attaque de la mine, ou ce putain de Kessel Run avec son stromon tout droit sorti d'un comic book, et bah merde, c'était généreux et fun.

D'accord sur la scène de braquage mais le droïde, sérieux, il se tire un rayon laser dans le pied tout seul. Elle est insupportable et perd toute crédibilité lorsqu'elle revendique (le côté relationnel avec Lando était plus drôle et plus subversif). Et pourquoi les droïdes lui obéissent-ils ? Cette scène est vraiment mal gaulée.
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Re: Vos derniers films vus

Messagede Xidius le Lun 4 Juin 2018 12:32

Le côté grande gueule et omnibulée fait justement le sel du perso.
Puis qu'elle soit maladroite à mort, c'est une constante dans l'univers, les droïdes y sont rarement connus pour leur flexibilité et capacité d'adaptation. Concernant les droïdes, il me semble qu'elle leur enlève un boitier aimanté sur eux. Dans l'absolu oui c'est tarabiscoté, mais le principe se comprend instantanément et fonctionne le temps de la scène.
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Re: Vos derniers films vus

Messagede alex_bono le Mer 6 Juin 2018 11:06

Jurassic World - The Fallen Kingdom

A croire que Colin Trevorrow a vraiment 3 neurones. Le film a quelques très belles scènes (mais vous emballez pas, elles sont globalement toutes dans la bande-annonce en version un peu allongée), mais pour le reste, je me demande si c'est pas pire que le premier tellement j'ai l'impression d'avoir devant moi une fanfiction écrit par un gamin de 10 ans un peu débile.
Tout ce qui ne va pas, en spoiler :

Bryce Dallas Howard bosse pour une ONG pour sauver les dinosaures. On dirait sincèrement qu'ils ont tapé "ONG animaux" dans Google Images
Le personnage de la geek un peu rebelle avec des lunettes et d'un INSUPPORTABLE mec peureux que j'ai envie de claquer
Bryce Dallas Howard ne sait pas jouer
Chris Pratt
On nous vend encore plus de raptors vraiment trop mignons lol
Tous les personnages sont des débiles finis, à commencer par la péripétie de base "un riche milliardaire me propose d'aller sauver les dinosaures mais je ne me pose pas vraiment de question, même si je ne l'ai vu que 5 minutes"
Les méchantes corporations
Les méchants soldats vraiment très méchants
Le twist sur la gamine clonée est ridicule et totalement inutile
La fin m'a fait hurler de rire : un gaz va bientôt asphyxier les dinosaures. Du coup ils ouvrent les cages où ils sont enfermés. Et ensuite ils ouvrent la grande porte pour les faire sortir dans la nature -quelle connerie-. Personne n'a pensé par exemple à juste... ouvrir la porte, laisser le gaz s'échapper et laisser les cages fermées ?

Bref, pas vivement le 3. Au moins Bayona assure quelques plans assez jolis. Mais vu que c'est l'autre idiot qui reprend le flambeau, c'est pas gagné du tout.
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Re: Vos derniers films vus

Messagede crazyguy le Jeu 7 Juin 2018 13:35

Jurassic World - The Fallen Kingdom

En sortant du film j'ai eu l'impression de ne pas avoir vu un film "Jurassic Park". En réfléchissant, s'en est un, mais uniquement dans sa première partie sur l'île. Pas un bon Jurassic Park en plus, on y retrouve les même bêtises que dans Jurassic World, comme si Trevorrow était allé au bout de son truc et qu'une fois sorti de l'île, Bayona s'occupait du reste.

Là où Jurassic World s'auto-digérait en étant à la limite du remake, Bayona s'affranchit des codes de la franchise en se débarrassant littéralement de son 'île emblématique, pour livrer dans sa seconde partie du moins, une grande fable fantastique. Le rôle du narrateur/moralisateur a habillement été donné à Jeff Goldblum et on retrouve ici et là les codes du genre. Là où Jurassic Park dénonçait la technologie comme illusion, Jurassic World critiquait l'entertainement business (et lui-même du coup), Fallen Kingdom offre un regard critique sur le passé et la bêtise humaine et qu'il serait peut-etre temps d'en assumer les conséquences.

"Let the past die", serait-il la nouvelle mouvance à Hollywood ?
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Re: Vos derniers films vus

Messagede Xidius le Jeu 7 Juin 2018 23:39

Jurassic Machin 2 (2018) de Juan Antonia Bayona
Eh beeeehhhhhh.
C'est quand même chaud de voir un réal si doué qui échoue à ce point là à donner chair à un film.

Merci Trevorrow et sa comparse d'avoir torché à nouveau un scénario teubé as fuck, qui te balance plein pot sa seule idée dans son exposition bien lourde avec voix off de journal TV qui te dit de quoi ça parle "oulala les humains sont responsables de leurs conneries", avec la clairvoyance de deux idiots pensant avoir inventé un truc nouveau. L'humain ne peut pas se prendre pour Dieu, c'était déjà dans le premier film en 1993 les gars.

M'enfin, s'ils étaient capables de rendre ça un peu divertissant, ça irait, mais syndrome Valerian à pleine balle : tu suis des idiots finis qui pendant 2H vont n'avoir de cesse de faire des conneries, d'essayer de les réparer pour en recréer de nouvelles et ainsi de suite. Limite, les dinos les buteraient tous violemment en plein milieu, ça ferait du bien.

Giacchino est fantômatique, le script est pété ras la gueule de facilités/incohérences et ficelles hardcore (bien ouéj le T-Rex qui disparaît pendant la dernière heure pour éviter de le confronter au Indoraptor), on viole à nouveau sans vergogne le sel de la franchise avec un festival de câlins gouzi gouzi à nos doudous les raptors et c'est désolant de voir un truc aussi bien shooté, avec des plans vraiment canons, pour illustrer un scénar aussi inepte et crétin.
Bayona méritait bien mieux que ça. Heureusement pour lui que la scène d'intro était chouette...
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Re: Vos derniers films vus

Messagede Xidius le Lun 18 Juin 2018 18:13

Les Indestructibles 2 (2018) de Brad Bird.
14 ans après le premier film qui reste encore aujourd'hui l'une des plus belles transpositions du l'esthétique comic book sur grand écran et un genre qui est devenue la chimère d'Hollywood aujourd'hui, on était en droit de se demander ce qu'il ferait le Brad.

D'un côté, le film est désarmant par la simplicité de la réponse, puisqu'il reprend pile là où s'arrêtait le précédent et en est la continuité directe, la famille n'ayant pas bougé d'un iota depuis le moment où on les avait quitté et le tout se déroulant avec une fluidité et un naturel sans faille, comme si on avait juste raté la deuxième partie en 2004.
D'un autre, ça fait tout bizarre de devoir digérer un tel film en sortant tant ça dégueule d'idées.

On le sait, Brad Bird a toujours hautement considéré le public, y compris enfantin, mais ça étonne encore de voir un film familial s'adresser aussi directement à son audience sans prendre de gants.
Les différentes scènes de dialogues en Elastigirl et la sœur du big boss sont d'une violence assez folle sur le constat qu'elles tirent de l'industrie, Bird nous intimant une fois encore après Tomorrowland de ne pas céder à la facilité et d'être plus exigeant avec ce que nous regardons et consommons. Le méchant est à ce niveau là sans équivoque, reprochant carrément aux addicts des écrans de vivre par procuration et d'avoir abandonné toute sensation réelle, ce qui fait forcément mouche quand t'es cinéphile. Bird ne diabolise rien, même pas le genre super héroïque en soit qu'il traite encore une fois avec une déférence totale, mais exige la qualité devant toute autre considération, et vu le film qu'il nous offre, comment pourrait-on le contredire ?

Outre Ayn Rand qui rôde forcément avec des personnages extraordinaires que la société bride pour rester dans le rang, c'est assez fou de voir à quel point le film tient un discours assez fort sur la place de la femme dans le monde d'aujourd'hui, notamment dans la cellule familiale où même Mr. Indestructible est loin d'être infaillible et se place instinctivement plus en avant que son épouse. Le film montre que tous les personnages sont loin d'être parfaits, notamment certains qui peinent à utiliser précisément leurs pouvoirs durant certaines scènes d'action, et ils possèdent chacun leurs angoisses et leurs défauts, ce qui les rend d'autant plus humains et attachants. C'est même gênant de voir combien ils sont pour la plupart tous plus expressifs et vivants que ce que le genre nous propose depuis 10 ans, tout comme chaque personnage féminin est traité de façon iconique et féministe sans en faire des caisses façon Wonder Woman.

Et sur le plan formel, le constat est le même tant une nouvelle fois, Bird a compris, digéré et recréé le feeling BD.
C'est simple : il n'y a pas un seul plan du film qui ne soit pas limite un artwork à lui seul. Allez, excepté peut être le personnage du présentateur un peu foiré, tout est à se faire péter la rétine tant le travail sur le cadrage, la lumière et le jeu avec les codes graphiques de genres différents cités est flamboyant. Les scènes d'actions sont à ce niveau là d'un dynamisme délirant, et c'est bien sur la tenue visuelle globale qu'on peut mesurer l'évolution depuis le premier film, un peu fade en comparaison sur les textures et la richesse des variations de couleurs.
Les morceaux de bravoure s'enchaînent, avec des personnages qui tentent à chaque fois de sauver les gens pour bien replacer l'héroïsme dans sa forme la plus pure au centre de l'action, pour ainsi maximiser les enjeux et sublimer des personnages qui certes ne se battent pas contre des menaces gargantuesques venues d'ailleurs, mais qui pourtant semblent faire face à des enjeux amplement plus grands tant l'aspect plus concret de l'action, qui garde aussi un caractère film d'espionnage, nous identifie immédiatement à celle-ci. L'animation permet de toute façon une suspension d'incrédulité plus forte puisqu'on a pas le risque de se taper des fonds verts dégueux, et qu'il peut arriver tout aux héros tout comme à une caméra aussi flexible qu'Elastigirl.
Katia par exemple, qui n'en a rien à cirer de la surenchère pyrotechnique chez Marvel, s'est éclatée de son propre aveu ici.
Il faut dire aussi que le film sert une énorme dose de fun, Bird donnant sans détour dans le cartoon à la Tex Avery au travers de plusieurs scènes, faisant de Jack-Jack une machine à gags assez irrésistible, notamment quand il croise un raton laveur dont les péripéties sont aussi méchantes que savoureuses.

A part une intrigue par moment prévisible tant son schéma n'est pas si éloignée du précédent, il y a sûrement encore beaucoup à écrire sur les Indestructibles 2, notamment sa manière de vilipender les médias, son inventivité constamment renouvelée dans l'utilisation des pouvoirs, dans les chorégraphies et dans tout ce qui touche à sa direction artistique globalement, ou encore dans la musique de Giacchino qui lui aussi semble s'éclater à jongler d'un style à l'autre pour être en accord avec l'effervescence proposée ici.
Toujours est-il que voilà un feu d'artifice resplendissant qui non seulement offre le meilleur de ce que son public vient y chercher, tout en lui intimant directement de ne plus se contenter de la médiocrité ambiante et d'aspirer à ce qui se fait de mieux avec une énergie telle que son constat désenchanté se transforme en morale optimiste.
On parle souvent de la mort des films de super héros et de l'épuisement global du genre.
Brad Bird offre à nouveau l'exception qui confirme la règle.
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